QUAND LE THÉÂTRE FAIT GRANDIR LA FRATERNITÉ AU CENTRE DE VIE DE SAINT-MARC !Fou rire garanti au Centre de Vie de l’École Saint-Marc d’Alexandrie Dans cette scène pleine d’humour, un jeune garçon (Omar el Sharkoui) résiste obstinément aux avances d’une superbe jeune fille (Aya Elzyat)… sous les éclats de rire et les applaudissements du public !Mais derrière ce moment de comédie se cache un immense travail éducatif mené chaque jour par les équipes du Centre de Vie : apprendre à prendre la parole, développer la confiance en soi, encourager les interactions sociales et faire grandir l’autonomie de chaque enfant.Fondé en 1986 au sein du Collège Saint-Marc, le Centre de Vie accueille des enfants et adolescents en situation de handicap mental, issus de familles chrétiennes et musulmanes, unis autour des mêmes valeurs de solidarité, de fraternité et de paix.La fête du Centre de Vie de Saint-Marc était présidée par Ramez Antun et animée par Imane Fahim et Nihale Salama.Avant le spectacle, Alexandre et Odile Vigne ( équipe CIEUX) ont visité le Centre et rencontré les éducateurs ainsi que Gauthier, volontaire en Service Civique avec CIEUX et l’Institut français.À travers le théâtre, la musique et les activités artistiques, chaque élève découvre qu’il a sa place, son talent et quelque chose à offrir aux autres.Vidéo : Centre de Vie – École Saint-Marc, Alexandrie (Égypte).Fête annuelle – Samedi 4 avril 2026. ... Voir PlusVoir Moins
🎶 LES ÉLÈVES DU LYCÉE DE LA LIBERTÉ D’HÉLIOPOLIS DU CAIRE DISENT AU REVOIR A RÉMI EN CHANTANT 🎶Le 28 avril 2026, deux jours avant la fin de la mission de Service Civique de Rémi, les élèves du Lycée La Liberté d’Héliopolis au Caire ont tenu à lui dire merci et au revoir de la plus belle des manières : en musique.Face aux micros de la radio scolaire, les élèves de primaire ont vécu une expérience remplie d'émotion en compagnie de Rémi. Guitare à la main, il a entraîné les enfants dans un moment de partage spontané, où les voix se sont mêlées avec enthousiasme et naturel.Entre rires, concentration et plaisir de chanter ensemble, cette rencontre a illustré la richesse des échanges culturels et la force du lien entre musique et apprentissage. Cette séance avait également une saveur particulière puisqu’elle marquait les derniers jours de présence de Rémi au sein de l’établissement.Les élèves ont ainsi souhaité lui adresser de chaleureux remerciements en chansons, dans une ambiance remplie d’émotion, de gratitude et de joie collective.La mission de Service Civique de Rémi, portée avec le soutien de CIEUX et de l’Institut français d’Égypte, restera sans doute gravée dans les mémoires des élèves comme un moment de partage, de découverte et d’au revoir en musique. ... Voir PlusVoir Moins
CÉRÉMONIE ISRAÉLO-PALESTINIENNE COMMUNE DU JOUR DU SOUVENIR : SE SOUVENIR ENSEMBLE, AU-DELÀ DES FRONTIÈRES DE LA DOULEURYom HaZikaron est le jour commémoratif officiel en Israël, dédié aux soldats tombés ainsi qu’aux victimes d’attentats. C’est un moment national de recueillement, marqué par des cérémonies, des sirènes et un silence partagé dans tout le pays.À l’occasion de Yom HaZikaron, le 20 avril 2026, s’est tenue la 21e cérémonie israélo-palestinienne commune du « Jour du souvenir ».Organisée par Combatants for Peace et le Parents Circle – Families Forum, cette cérémonie a réuni des familles israéliennes et palestiniennes ayant perdu un proche dans le conflit. Elle s’est déroulée simultanément en plusieurs lieux (centres culturels, salles communautaires et auditoriums) en Israël et en Palestine.Plutôt que d’opposer les mémoires, cette initiative propose de les partager. À travers des témoignages, de la musique et des récits de vie, des familles des deux peuples prennent la parole pour rappeler une vérité simple et bouleversante : chaque vie perdue est un monde entier.Cette commémoration israélo-palestinienne ne nie pas les souffrances : elle les met côte à côte. Elle ne choisit pas un camp contre l’autre : elle reconnaît la pluralité des douleurs.Ambassadrice de la jeunesse de CIEUX depuis la fin de son volontariat, Louise a été témoin des épreuves profondément marquantes vécues par les deux peuples. Elle effectuait son Service Civique avec CIEUX en Israël à 45 minutes de Gaza, lors des attaques perpétrées par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.C’est dans cet esprit de solidarité et d’attention à toutes les souffrances que Louise a assisté, en présentiel, à la célébration de Yom HaZikaron organisée à l’ECUJE (Espace culturel et universitaire juif d'Europe) à Paris (vidéo), ainsi qu’à distance à la cérémonie israélo-palestinienne (lien de replay ci-dessous).Dans un contexte où les tensions demeurent fortes, ce moment porte un message rare : celui d’une humanité commune et de la possibilité d’un autre avenir.www.theparentscircle.org/en/homepage-en/... Voir PlusVoir Moins
“SHIR LASHALOM” : UNE CHANSON DEVENUE SYMBOLE DE PAIX ET DE RASSEMBLEMENTCréée en 1969, “Shir LaShalom” (“Chanson pour la paix”) s’inscrit dans le contexte de l’après guerre des Six Jours de 1967, une période marquée à la fois par des tensions persistantes et par une réflexion croissante au sein de la société israélienne sur la nécessité de la paix.La chanson est interprétée pour la première fois par la troupe militaire israélienne Lehakat HaNahal, ce qui lui confère une dimension particulière : il s’agit en effet d’un chant pacifiste issu d’un cadre militaire. Cette origine a suscité des controverses à l’époque, certains critiquant son message jugé trop critique à l’égard de la guerre et du sacrifice militaire.Au fil du temps, “Shir LaShalom” acquiert une portée symbolique majeure. Elle devient un véritable hymne du mouvement pour la paix en Israël, notamment après l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin en 1995. Ce dernier venait en effet de chanter cette chanson lors d’un rassemblement pour la paix à Tel-Aviv, peu avant d’être tué, ce qui renforce profondément sa dimension mémorielle et politique.Aujourd’hui encore, cette chanson continue de rassembler. Lors d’événements pour la paix, elle est reprise en chœur par des milliers de voix, juives et arabes mêlées, incarnant concrètement l’idée de coexistence. Ainsi, dans le cadre du People’s Peace Summit du 30 avril 2026, elle est interprétée dès l’ouverture (vers la 8ᵉ minute de la retransmission) par un groupe mixte de jeunes juifs et arabes, Israéliens et Palestiniens, donnant une dimension particulièrement forte et symbolique à ce moment.Parmi les participants figurent notamment des membres du groupe israélo-palestinien “Shalom Salam”, présidé par le franco-israélien Michel Taubmann, ainsi que du mouvement “Raison Garder Israël”, fondé par la franco-israélienne Marie-Lyne Smadja, qui réunit des Israéliens issus de la droite, du centre et de la gauche.Ainsi, “Shir LaShalom” dépasse le simple cadre musical pour devenir un symbole vivant de dialogue et d’unité, porté par une diversité d’acteurs engagés en faveur de la paix, et incarné aujourd’hui dans des événements internationaux où la musique devient un langage commun entre les peuples.Vidéo : "Shir laShalom", interpété par une chorale mixte de jeunes juifs et arabes, Israéliens et Palestiniens lors du "People’s Peace Summit" à Jérusalem le 30 avril 2026. ... Voir PlusVoir Moins
LE "PEOPLE’S PEACE SUMMIT" (30 AVRIL 2026): DE JÉRUSALEM À UNE MOBILISATION MONDIALEEntre 2024 et 2026, le People’s Peace Summit connaît une évolution significative qui reflète les transformations des mobilisations citoyennes contemporaines en faveur de la paix. Le premier sommet, organisé autour du 1er juillet 2024 à Jérusalem, constitue avant tout une initiative fondatrice portée par la coalition “It’s Time” (Camp de la paix), regroupant plusieurs dizaines d’organisations de la société civile israélienne et israélo-palestinienne, telles que Standing Together, Women Wage Peace, Peace Now, Combatants for Peace, Parents Circle – Families Forum, Rabbis for Human Rights, Abraham Initiatives, Breaking the Silence, Zazim ou Sadaka-Reut. Dans un contexte de guerre et de fortes tensions, ce premier rassemblement vise principalement à affirmer l’existence d’un “camp de la paix” en Israël, à promouvoir une solution politique au conflit israélo-palestinien et à mobiliser la société civile autour du dialogue et de la coexistence. Son organisation reste encore relativement souple et évolutive, caractéristique d’une première édition.L’édition 2025, tenue les 8 et 9 mai à Jérusalem, marque une étape de structuration et d’ampleur. Elle repose sur un grand rassemblement physique centralisé, notamment au Centre international de congrès (Binyanei HaUma), réunissant environ 5 000 participants sur place et des dizaines de milliers en ligne. Toujours organisée par la coalition “It’s Time”, désormais élargie à 60 à 80 ONG, cette édition consolide la visibilité du mouvement et poursuit un objectif principalement politique : promouvoir une solution au conflit israélo-palestinien et renforcer la présence du camp de la paix dans l’espace public. Elle s’inscrit encore majoritairement dans un cadre national, bien que relayé à l’international.En revanche, l’édition du 30 avril 2026 marque un tournant majeur vers une mobilisation transnationale, numérique et décentralisée. Présentée comme la troisième édition du People’s Peace Summit, elle se déroule sous la forme d’une diffusion mondiale en direct d’environ deux heures, accessible sur inscription, à 19h00 (heure d’Israël). L’événement s’accompagne d’un programme élargi comprenant six salles de discussion, des podcasts en direct, un salon d’organisations, un espace dédié aux familles et un grand rassemblement en soirée, et il est relayé par des “watch parties” organisées dans plusieurs villes en Israël (notamment Tel-Aviv, Jérusalem, Haïfa et Beer Sheva) ainsi que dans des grandes métropoles internationales comme New York, Londres, Paris ou Berlin, selon une logique de mobilisation en réseau.Le sommet reste porté par le Camp de la paix et la coalition “It’s Time”, qui fonctionnent comme un réseau non hiérarchique d’organisations engagées pour la paix. Cette coalition regroupe des acteurs aux approches complémentaires : des mouvements citoyens comme Standing Together ou Zazim, des ONG historiques comme Peace Now, des initiatives de dialogue comme Combatants for Peace ou le Parents Circle – Families Forum, des organisations de défense des droits humains comme Rabbis for Human Rights ou Breaking the Silence, ainsi que des structures de coexistence comme Abraham Initiatives ou Sadaka-Reut. Ensemble, ces acteurs constituent un réseau pluraliste reposant sur des stratégies non violentes, visant à promouvoir la paix, l’égalité et la coopération.L’objectif du sommet s’élargit progressivement : d’une focalisation initiale sur le conflit israélo-palestinien en 2024 et 2025, il évolue en 2026 vers une ambition plus large de promotion du dialogue, de l’engagement citoyen et de la paix à l’échelle internationale, résumée par le slogan : « C’est nécessaire, c’est possible, cela arrivera : la paix ».Voir la session du 30 avril 2026 : www.youtube.com/watch?v=Z6nOTkXzQHIChant d'entrée à partir de la 8è minute : "Shir laShalom", interpété par un groupe mixte de jeunes juifs et arabes, Israéliens et Palestiniens. ... Voir PlusVoir Moins
Cerise le 20 avril 2026 : "APRÈS ma mission de Service Civique avec CIEUX et l'Institut français d'Egypte à l’École de la Mère de Dieu au Caire" (vidéo précédente : "Septembre 2025, AVANT ma mission"). ... Voir PlusVoir Moins
Cerise en Septembre 2025 : "AVANT ma mission de Service Civique avec CIEUX et l'Institut français d'Egypte à l’École de la Mère de Dieu au Caire" (vidéo suivante : "APRÈS ma mission"). ... Voir PlusVoir Moins
A la Grande mosquée d’Alger le 13 avril 2026, "Le pape a « exhorté ceux qui détiennent l’autorité dans ce pays à ne pas craindre cette perspective et à promouvoir une société civile vivante, dynamique et libre, dans laquelle on reconnaisse en particulier aux jeunes la capacité de contribuer à élargir l’horizon de l’espérance pour tous. » Car « la véritable force d’un pays réside dans la coopération de tout le monde à la réalisation du bien commun. Les autorités sont appelées non pas à dominer, mais à servir le peuple et son développement.»" (fin de citation./.)
Syrine : "Avril 2026 : Mon dernier mois de mission de Service Civique avec CIEUX et l'Institut français d'Egypte au Caire à l’Ecole Saint Vincent de Paul Abou Dardar" (vidéo précédente : "AVANT ma mission"). ... Voir PlusVoir Moins
Syrine : "AVANT ma mission de Service Civique avec CIEUX et l'Institut français d'Egypte au Caire" (vidéo suivante : "Mon dernier mois de mission"). ... Voir PlusVoir Moins
Camille : de septembre 2025 à avril 2026, mon dernier mois de mission de Service Civique à l’École Saint Vincent de Paul Abou Dardar avec CIEUX et Institut français d'Egypte à Alexandrie ! ... Voir PlusVoir Moins
Le dernier webinaire de Shalom Salam Jaffa s’est tenu le 8 mars, Journée internationale des Droits des femmes, autour d’une question simple mais essentielle : Et si les valeurs féminines occupaient une place plus grande chez les Israéliens et chez les Palestiniens ?De la mobilisation des mères à la réflexion sur les traumatismes collectifs, 4 femmes, à la fois intellectuelles et militantes ont dessiné les contours d’un « espoir au féminin ».Penser la paix au cœur de la guerreLe webinaire, programmé de longue date, s’ouvre dans un climat marqué par la guerre qui depuis plus d’une semaine embrase le Proche-Orient.Deux des participantes, Hyam Tannous et Marie-Lyne Smadja, interviennent depuis Israël, dans des conditions précaires, prêtes à se mettre à l’abri, en cas d’alerte aux missiles iraniens.Avant toute chose, Michel Taubmann animateur de Shalom Salam Jaffa, tient à dédier ce webinaire à Leah Stavenhagen, sa belle-fille, récemment décédée à 33 ans après sept années de lutte contre la maladie de Charcot. Un combat qu’elle avait transformé en engagement collectif, à travers un livre et la fondation d’une association, Her ALS STORY, de jeunes femmes atteintes de cette maladie qui touchait, croyait-on jusqu’alors, plutôt des hommes âgés.« Leah explique-t-il voulait sensibiliser l’opinion afin de recueillir des fonds pour soutenir la recherche médicale. Un combat, non pour elle-même car il était trop tard mais pour d’autres malades, qui pourraient bénéficier dans quelques années de nouveaux traitements.»Une modération philosophique : penser la complexitéLa discussion est animée par la philosophe Anna C. Zielinska, professeure à l’Université de Lorraine. Née en Pologne, son parcours personnel est profondément marqué par l’histoire de son pays, la découverte du judaïsme et la mémoire de la Shoah.Anna C. Zielinska a enseigné pendant un an à l’Université Ben-Gourion de Beer Sheva. Ce séjour, très important pour elle, lui a permis de découvrir la réalité d’Israël.« Israël n’est pas seulement un objet d’étude. C’est une société extrêmement complexe, à la fois fragile et vibrante. Et la connaissance de cette complexité entraine une responsabilité morale : celle de penser comment la politique pourrait être différente. »Se référant à Solidarnosc, le mouvement créé en Pologne un an après sa naissance par Lech Walesa, Anna C. Zielinska rappelle que les grands changements ne viennent pas seulement des gouvernements ou des négociations diplomatiques mais aussi de mouvements citoyens à l’instar de Women Wage Peace.Women Wage Peace : dépasser les clivages politiquesMarie-Lyne Smadja, professeure et chercheuse en sciences de l’éducation, ouvre ce chapitre en tant que cofondatrice du mouvement Women Wage Peace (« Les femmes font la paix »), parfois confondu à tort avec « les guerrières de la paix » un mouvement de femmes françaises dont les initiatrices ont réalisé un documentaire sur Women Wage Peace mais ne sont pas habilitées à représenter les Israéliennes ou les Palestiniennes.L’engagement de Marie-Lyne Smadja, trouve son origine dans un événement précis : l’enlèvement en juin 2014, de trois adolescents israéliens par le Hamas, qui entraina l’opération « Bordure protectrice », une guerre d’un mois et demi entre Israël et Gaza.Pendant les semaines précédant cette guerre, la société israélienne, suspendue à l’espoir de retrouver vivants ces trois garçons, s’est rassemblée autour de leurs mères, figures centrales de la mobilisation.« Ces trois femmes ont réussi à unir tout le pays : religieux et laïcs, citoyens de droite, du centre et de gauche. Pendant quelques jours, les divisions habituelles semblaient disparaître. »Marie-Lyne Smadja découvre à cette époque la résolution 1325 des Nations unies, adoptée en 2000, qui affirme l’importance de la participation des femmes aux processus de paix :« Les travaux de plusieurs organisations internationales sont clairs : lorsque les femmes sont associées aux négociations, les accords ont davantage de chances d’aboutir et surtout de durer. »Marie-Lyne Smadja insiste sur un point fondamental : elle n’est pas issue de ce qu’on appelle traditionnellement le « camp de la paix ». « Je viens de la droite israélienne. Et c’est précisément pour cela que je voulais créer un mouvement inclusif, rassemblant des femmes de sensibilités différentes. La paix n’est pas le monopole de la gauche, et la sécurité n’est pas le monopole de la droite. ».Depuis le 7 octobre 2023, Women Wage Peace est en pause. Mais il a rassemblé des dizaines de milliers de participantes, un des mouvements civiques les plus importants du pays, qui pourraient se mobiliser à nouveau.Vivre entre deux récits : le témoignage de Hyam TannousMembre active de Women Wage Peace Hyam Tannous, conseillère éducative, vit à Haïfa, la grande ville mixte du nord d’Israël. Elle se décrit comme partagée entre deux identités. « Je suis une Palestinienne citoyenne d’Israël. Et parfois ces deux identités se déchirent en moi. »Hyam Tannous a grandi dans une famille qui lui a transmis une mémoire palestinienne entretenue par les générations précédentes. Mais dans la société israélienne, elle a découvert un autre récit historique, celui de l’État et de sa construction. « J’ai grandi entre deux histoires, deux peuples, deux douleurs qui ne se parlent presque jamais. »Hyam Tannous explique avoir fait un choix : refuser d’être une frontière et tenter plutôt de devenir un pont. « Quelqu’un doit traduire les peurs. Quelqu’un doit rappeler que derrière les drapeaux, il y a des êtres humains.»Elle insiste également sur la dimension spécifique de l’engagement des mères. « Les mères, qui donnent la vie, ne veulent pas enterrer leurs enfants. Israéliennes et Palestiniennes, elles partagent souvent la même aspiration : que leurs enfants puissent vivre. »Eva Dalak : la paix commence aussi à l’intérieurLa troisième intervenante, Eva Dalak, propose une perspective encore différente. Palestinienne, née à Jaffa en Israël, elle vit aujourd’hui au Costa Rica après avoir travaillé de nombreuses années avec des organisations internationales, notamment les Nations unies, la Banque mondiale et l’Union européenne.Son expérience l’a amenée à observer de nombreux conflits dans le monde. Peu à peu, elle s’est convaincue que les conflits ne peuvent être compris uniquement à travers leurs dimensions politiques. « Le conflit n’est pas seulement extérieur. Il existe aussi à l’intérieur de nous. »Selon elle, les traumatismes individuels et collectifs jouent un rôle déterminant dans la manière dont un individu ou une société perçoit l’autre. « Nous portons des blessures, des peurs et des identités blessées qui influencent profondément nos réactions. Tant que ces dimensions ne sont pas reconnues, la transformation politique reste très difficile. » Avec une partenaire israélienne, elle a ainsi lancé un projet centré sur ce qu’elle appelle la « paix intérieure » : les émotions, les traumatismes et les mécanismes de défense qui structurent les relations entre les communautés.« La paix politique ne peut pas émerger si nous ne transformons pas aussi la relation humaine. »Femmes ou féminin ?Pour Eva Dalak, la distinction est essentielle. « Le féminin n’est pas une question biologique. C’est une qualité relationnelle : la capacité d’écoute, d’attention et de maintien du lien. Et cette qualité peut être portée aussi bien par des femmes que par des hommes. »Marie-Lyne Smadja adopte pour sa part une position féministe inspirée notamment par Simone de Beauvoir : « Les femmes ne sont ni meilleures ni plus pacifiques par nature. Elles doivent simplement avoir les mêmes droits et les mêmes responsabilités que les hommes. »Elle insiste sur un point : « Quand existe une vraie diversité autour de la table, les solutions sont souvent plus créatives et plus solides.»Le dialogue finalLa dernière partie du webinaire prend la forme d’un échange plus direct entre les intervenantes.Anna C. Zielinska : « Pourquoi construire un mouvement centré sur les femmes ? N’est-il pas dangereux d’exclure les hommes ? »Hyam Tannous : « Nous n’excluons personne. Nous voulons simplement que la voix des femmes soit enfin entendue. »Marie-Lyne Smadja : « Le mouvement Women Wage Peace, s’il est dirigé par des femmes, est aussi ouvert aux hommes. Si nous voulons sortir de cette guerre interminable, toute la société doit être impliquée. Les femmes en font évidemment partie. »Eva Dalak : « La paix ne viendra pas seulement d’un accord politique signé autour d’une table. Elle naîtra aussi de notre capacité à rester en relation, même dans le conflit. »Conclusion : tenir ensemble la complexité des histoires.Anna C. Zielinska : L’expression «l’Espoir au féminin » ne signifie pas que les femmes devraient remplacer les hommes dans la conduite du monde. Elle suggère plutôt la nécessité d’introduire d’autres approches dans la manière de penser la politique, fondées sur l’écoute, la responsabilité partagée et la protection de la vie afin de relier et de tenir ensemble la complexité des histoires.»Dans un conflit qui dure depuis plus d’un siècle, ces perspectives représentent peut-être l’une des voies possibles pour en sortir. ... Voir PlusVoir Moins
Maya : mars 2026, mon 7è mois de mission de Service Civique à l’École Saint Joseph avec CIEUX et Institut français d'Egypte à Alexandrie ! ... Voir PlusVoir Moins
QUAND LE THÉÂTRE FAIT GRANDIR LA FRATERNITÉ AU CENTRE DE VIE DE SAINT-MARC !Fou rire garanti au Centre de Vie de l’École Saint-Marc d’Alexandrie Dans cette scène pleine d’humour, un jeune garçon (Omar el Sharkoui) résiste obstinément aux avances d’une superbe jeune fille (Aya Elzyat)… sous les éclats de rire et les applaudissements du public !Mais derrière ce moment de comédie se cache un immense travail éducatif mené chaque jour par les équipes du Centre de Vie : apprendre à prendre la parole, développer la confiance en soi, encourager les interactions sociales et faire grandir l’autonomie de chaque enfant.Fondé en 1986 au sein du Collège Saint-Marc, le Centre de Vie accueille des enfants et adolescents en situation de handicap mental, issus de familles chrétiennes et musulmanes, unis autour des mêmes valeurs de solidarité, de fraternité et de paix.La fête du Centre de Vie de Saint-Marc était présidée par Ramez Antun et animée par Imane Fahim et Nihale Salama.Avant le spectacle, Alexandre et Odile Vigne ( équipe CIEUX) ont visité le Centre et rencontré les éducateurs ainsi que Gauthier, volontaire en Service Civique avec CIEUX et l’Institut français.À travers le théâtre, la musique et les activités artistiques, chaque élève découvre qu’il a sa place, son talent et quelque chose à offrir aux autres.Vidéo : Centre de Vie – École Saint-Marc, Alexandrie (Égypte).Fête annuelle – Samedi 4 avril 2026. ... Voir PlusVoir Moins
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🎶 LES ÉLÈVES DU LYCÉE DE LA LIBERTÉ D’HÉLIOPOLIS DU CAIRE DISENT AU REVOIR A RÉMI EN CHANTANT 🎶Le 28 avril 2026, deux jours avant la fin de la mission de Service Civique de Rémi, les élèves du Lycée La Liberté d’Héliopolis au Caire ont tenu à lui dire merci et au revoir de la plus belle des manières : en musique.Face aux micros de la radio scolaire, les élèves de primaire ont vécu une expérience remplie d'émotion en compagnie de Rémi. Guitare à la main, il a entraîné les enfants dans un moment de partage spontané, où les voix se sont mêlées avec enthousiasme et naturel.Entre rires, concentration et plaisir de chanter ensemble, cette rencontre a illustré la richesse des échanges culturels et la force du lien entre musique et apprentissage. Cette séance avait également une saveur particulière puisqu’elle marquait les derniers jours de présence de Rémi au sein de l’établissement.Les élèves ont ainsi souhaité lui adresser de chaleureux remerciements en chansons, dans une ambiance remplie d’émotion, de gratitude et de joie collective.La mission de Service Civique de Rémi, portée avec le soutien de CIEUX et de l’Institut français d’Égypte, restera sans doute gravée dans les mémoires des élèves comme un moment de partage, de découverte et d’au revoir en musique. ... Voir PlusVoir Moins
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CÉRÉMONIE ISRAÉLO-PALESTINIENNE COMMUNE DU JOUR DU SOUVENIR : SE SOUVENIR ENSEMBLE, AU-DELÀ DES FRONTIÈRES DE LA DOULEURYom HaZikaron est le jour commémoratif officiel en Israël, dédié aux soldats tombés ainsi qu’aux victimes d’attentats. C’est un moment national de recueillement, marqué par des cérémonies, des sirènes et un silence partagé dans tout le pays.À l’occasion de Yom HaZikaron, le 20 avril 2026, s’est tenue la 21e cérémonie israélo-palestinienne commune du « Jour du souvenir ».Organisée par Combatants for Peace et le Parents Circle – Families Forum, cette cérémonie a réuni des familles israéliennes et palestiniennes ayant perdu un proche dans le conflit. Elle s’est déroulée simultanément en plusieurs lieux (centres culturels, salles communautaires et auditoriums) en Israël et en Palestine.Plutôt que d’opposer les mémoires, cette initiative propose de les partager. À travers des témoignages, de la musique et des récits de vie, des familles des deux peuples prennent la parole pour rappeler une vérité simple et bouleversante : chaque vie perdue est un monde entier.Cette commémoration israélo-palestinienne ne nie pas les souffrances : elle les met côte à côte. Elle ne choisit pas un camp contre l’autre : elle reconnaît la pluralité des douleurs.Ambassadrice de la jeunesse de CIEUX depuis la fin de son volontariat, Louise a été témoin des épreuves profondément marquantes vécues par les deux peuples. Elle effectuait son Service Civique avec CIEUX en Israël à 45 minutes de Gaza, lors des attaques perpétrées par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.C’est dans cet esprit de solidarité et d’attention à toutes les souffrances que Louise a assisté, en présentiel, à la célébration de Yom HaZikaron organisée à l’ECUJE (Espace culturel et universitaire juif d'Europe) à Paris (vidéo), ainsi qu’à distance à la cérémonie israélo-palestinienne (lien de replay ci-dessous).Dans un contexte où les tensions demeurent fortes, ce moment porte un message rare : celui d’une humanité commune et de la possibilité d’un autre avenir.www.theparentscircle.org/en/homepage-en/ ... Voir PlusVoir Moins
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“SHIR LASHALOM” : UNE CHANSON DEVENUE SYMBOLE DE PAIX ET DE RASSEMBLEMENTCréée en 1969, “Shir LaShalom” (“Chanson pour la paix”) s’inscrit dans le contexte de l’après guerre des Six Jours de 1967, une période marquée à la fois par des tensions persistantes et par une réflexion croissante au sein de la société israélienne sur la nécessité de la paix.La chanson est interprétée pour la première fois par la troupe militaire israélienne Lehakat HaNahal, ce qui lui confère une dimension particulière : il s’agit en effet d’un chant pacifiste issu d’un cadre militaire. Cette origine a suscité des controverses à l’époque, certains critiquant son message jugé trop critique à l’égard de la guerre et du sacrifice militaire.Au fil du temps, “Shir LaShalom” acquiert une portée symbolique majeure. Elle devient un véritable hymne du mouvement pour la paix en Israël, notamment après l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin en 1995. Ce dernier venait en effet de chanter cette chanson lors d’un rassemblement pour la paix à Tel-Aviv, peu avant d’être tué, ce qui renforce profondément sa dimension mémorielle et politique.Aujourd’hui encore, cette chanson continue de rassembler. Lors d’événements pour la paix, elle est reprise en chœur par des milliers de voix, juives et arabes mêlées, incarnant concrètement l’idée de coexistence. Ainsi, dans le cadre du People’s Peace Summit du 30 avril 2026, elle est interprétée dès l’ouverture (vers la 8ᵉ minute de la retransmission) par un groupe mixte de jeunes juifs et arabes, Israéliens et Palestiniens, donnant une dimension particulièrement forte et symbolique à ce moment.Parmi les participants figurent notamment des membres du groupe israélo-palestinien “Shalom Salam”, présidé par le franco-israélien Michel Taubmann, ainsi que du mouvement “Raison Garder Israël”, fondé par la franco-israélienne Marie-Lyne Smadja, qui réunit des Israéliens issus de la droite, du centre et de la gauche.Ainsi, “Shir LaShalom” dépasse le simple cadre musical pour devenir un symbole vivant de dialogue et d’unité, porté par une diversité d’acteurs engagés en faveur de la paix, et incarné aujourd’hui dans des événements internationaux où la musique devient un langage commun entre les peuples.Vidéo : "Shir laShalom", interpété par une chorale mixte de jeunes juifs et arabes, Israéliens et Palestiniens lors du "People’s Peace Summit" à Jérusalem le 30 avril 2026. ... Voir PlusVoir Moins
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LE "PEOPLE’S PEACE SUMMIT" (30 AVRIL 2026): DE JÉRUSALEM À UNE MOBILISATION MONDIALEEntre 2024 et 2026, le People’s Peace Summit connaît une évolution significative qui reflète les transformations des mobilisations citoyennes contemporaines en faveur de la paix. Le premier sommet, organisé autour du 1er juillet 2024 à Jérusalem, constitue avant tout une initiative fondatrice portée par la coalition “It’s Time” (Camp de la paix), regroupant plusieurs dizaines d’organisations de la société civile israélienne et israélo-palestinienne, telles que Standing Together, Women Wage Peace, Peace Now, Combatants for Peace, Parents Circle – Families Forum, Rabbis for Human Rights, Abraham Initiatives, Breaking the Silence, Zazim ou Sadaka-Reut. Dans un contexte de guerre et de fortes tensions, ce premier rassemblement vise principalement à affirmer l’existence d’un “camp de la paix” en Israël, à promouvoir une solution politique au conflit israélo-palestinien et à mobiliser la société civile autour du dialogue et de la coexistence. Son organisation reste encore relativement souple et évolutive, caractéristique d’une première édition.L’édition 2025, tenue les 8 et 9 mai à Jérusalem, marque une étape de structuration et d’ampleur. Elle repose sur un grand rassemblement physique centralisé, notamment au Centre international de congrès (Binyanei HaUma), réunissant environ 5 000 participants sur place et des dizaines de milliers en ligne. Toujours organisée par la coalition “It’s Time”, désormais élargie à 60 à 80 ONG, cette édition consolide la visibilité du mouvement et poursuit un objectif principalement politique : promouvoir une solution au conflit israélo-palestinien et renforcer la présence du camp de la paix dans l’espace public. Elle s’inscrit encore majoritairement dans un cadre national, bien que relayé à l’international.En revanche, l’édition du 30 avril 2026 marque un tournant majeur vers une mobilisation transnationale, numérique et décentralisée. Présentée comme la troisième édition du People’s Peace Summit, elle se déroule sous la forme d’une diffusion mondiale en direct d’environ deux heures, accessible sur inscription, à 19h00 (heure d’Israël). L’événement s’accompagne d’un programme élargi comprenant six salles de discussion, des podcasts en direct, un salon d’organisations, un espace dédié aux familles et un grand rassemblement en soirée, et il est relayé par des “watch parties” organisées dans plusieurs villes en Israël (notamment Tel-Aviv, Jérusalem, Haïfa et Beer Sheva) ainsi que dans des grandes métropoles internationales comme New York, Londres, Paris ou Berlin, selon une logique de mobilisation en réseau.Le sommet reste porté par le Camp de la paix et la coalition “It’s Time”, qui fonctionnent comme un réseau non hiérarchique d’organisations engagées pour la paix. Cette coalition regroupe des acteurs aux approches complémentaires : des mouvements citoyens comme Standing Together ou Zazim, des ONG historiques comme Peace Now, des initiatives de dialogue comme Combatants for Peace ou le Parents Circle – Families Forum, des organisations de défense des droits humains comme Rabbis for Human Rights ou Breaking the Silence, ainsi que des structures de coexistence comme Abraham Initiatives ou Sadaka-Reut. Ensemble, ces acteurs constituent un réseau pluraliste reposant sur des stratégies non violentes, visant à promouvoir la paix, l’égalité et la coopération.L’objectif du sommet s’élargit progressivement : d’une focalisation initiale sur le conflit israélo-palestinien en 2024 et 2025, il évolue en 2026 vers une ambition plus large de promotion du dialogue, de l’engagement citoyen et de la paix à l’échelle internationale, résumée par le slogan : « C’est nécessaire, c’est possible, cela arrivera : la paix ».Voir la session du 30 avril 2026 : www.youtube.com/watch?v=Z6nOTkXzQHIChant d'entrée à partir de la 8è minute : "Shir laShalom", interpété par un groupe mixte de jeunes juifs et arabes, Israéliens et Palestiniens. ... Voir PlusVoir Moins
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Cerise le 20 avril 2026 : "APRÈS ma mission de Service Civique avec CIEUX et l'Institut français d'Egypte à l’École de la Mère de Dieu au Caire" (vidéo précédente : "Septembre 2025, AVANT ma mission"). ... Voir PlusVoir Moins
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Cerise en Septembre 2025 : "AVANT ma mission de Service Civique avec CIEUX et l'Institut français d'Egypte à l’École de la Mère de Dieu au Caire" (vidéo suivante : "APRÈS ma mission"). ... Voir PlusVoir Moins
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A la Grande mosquée d’Alger le 13 avril 2026, "Le pape a « exhorté ceux qui détiennent l’autorité dans ce pays à ne pas craindre cette perspective et à promouvoir une société civile vivante, dynamique et libre, dans laquelle on reconnaisse en particulier aux jeunes la capacité de contribuer à élargir l’horizon de l’espérance pour tous. » Car « la véritable force d’un pays réside dans la coopération de tout le monde à la réalisation du bien commun. Les autorités sont appelées non pas à dominer, mais à servir le peuple et son développement.»" (fin de citation./.)
Léon XIV délivre un message exigeant aux autorités algériennes
Le pape appelle l’Algérie à jouer son rôle de médiation internationale mais aussi à créer, chez elle, une société civile «libre». ... Voir PlusVoir Moins
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www.youtube.com/live/cXGT09edBUc?si=5sE50I08q4CgPc7n ... Voir PlusVoir Moins
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Syrine : "Avril 2026 : Mon dernier mois de mission de Service Civique avec CIEUX et l'Institut français d'Egypte au Caire à l’Ecole Saint Vincent de Paul Abou Dardar" (vidéo précédente : "AVANT ma mission"). ... Voir PlusVoir Moins
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Syrine : "AVANT ma mission de Service Civique avec CIEUX et l'Institut français d'Egypte au Caire" (vidéo suivante : "Mon dernier mois de mission"). ... Voir PlusVoir Moins
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Camille : de septembre 2025 à avril 2026, mon dernier mois de mission de Service Civique à l’École Saint Vincent de Paul Abou Dardar avec CIEUX et Institut français d'Egypte à Alexandrie ! ... Voir PlusVoir Moins
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Laure : mars 2026, mon 7è mois de mission de Service Civique avec CIEUX et l'Institut français d'Egypte à Alexandrie ! ... Voir PlusVoir Moins
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Le dernier webinaire de Shalom Salam Jaffa s’est tenu le 8 mars, Journée internationale des Droits des femmes, autour d’une question simple mais essentielle : Et si les valeurs féminines occupaient une place plus grande chez les Israéliens et chez les Palestiniens ?De la mobilisation des mères à la réflexion sur les traumatismes collectifs, 4 femmes, à la fois intellectuelles et militantes ont dessiné les contours d’un « espoir au féminin ».Penser la paix au cœur de la guerreLe webinaire, programmé de longue date, s’ouvre dans un climat marqué par la guerre qui depuis plus d’une semaine embrase le Proche-Orient.Deux des participantes, Hyam Tannous et Marie-Lyne Smadja, interviennent depuis Israël, dans des conditions précaires, prêtes à se mettre à l’abri, en cas d’alerte aux missiles iraniens.Avant toute chose, Michel Taubmann animateur de Shalom Salam Jaffa, tient à dédier ce webinaire à Leah Stavenhagen, sa belle-fille, récemment décédée à 33 ans après sept années de lutte contre la maladie de Charcot. Un combat qu’elle avait transformé en engagement collectif, à travers un livre et la fondation d’une association, Her ALS STORY, de jeunes femmes atteintes de cette maladie qui touchait, croyait-on jusqu’alors, plutôt des hommes âgés.« Leah explique-t-il voulait sensibiliser l’opinion afin de recueillir des fonds pour soutenir la recherche médicale. Un combat, non pour elle-même car il était trop tard mais pour d’autres malades, qui pourraient bénéficier dans quelques années de nouveaux traitements.»Une modération philosophique : penser la complexitéLa discussion est animée par la philosophe Anna C. Zielinska, professeure à l’Université de Lorraine. Née en Pologne, son parcours personnel est profondément marqué par l’histoire de son pays, la découverte du judaïsme et la mémoire de la Shoah.Anna C. Zielinska a enseigné pendant un an à l’Université Ben-Gourion de Beer Sheva. Ce séjour, très important pour elle, lui a permis de découvrir la réalité d’Israël.« Israël n’est pas seulement un objet d’étude. C’est une société extrêmement complexe, à la fois fragile et vibrante. Et la connaissance de cette complexité entraine une responsabilité morale : celle de penser comment la politique pourrait être différente. »Se référant à Solidarnosc, le mouvement créé en Pologne un an après sa naissance par Lech Walesa, Anna C. Zielinska rappelle que les grands changements ne viennent pas seulement des gouvernements ou des négociations diplomatiques mais aussi de mouvements citoyens à l’instar de Women Wage Peace.Women Wage Peace : dépasser les clivages politiquesMarie-Lyne Smadja, professeure et chercheuse en sciences de l’éducation, ouvre ce chapitre en tant que cofondatrice du mouvement Women Wage Peace (« Les femmes font la paix »), parfois confondu à tort avec « les guerrières de la paix » un mouvement de femmes françaises dont les initiatrices ont réalisé un documentaire sur Women Wage Peace mais ne sont pas habilitées à représenter les Israéliennes ou les Palestiniennes.L’engagement de Marie-Lyne Smadja, trouve son origine dans un événement précis : l’enlèvement en juin 2014, de trois adolescents israéliens par le Hamas, qui entraina l’opération « Bordure protectrice », une guerre d’un mois et demi entre Israël et Gaza.Pendant les semaines précédant cette guerre, la société israélienne, suspendue à l’espoir de retrouver vivants ces trois garçons, s’est rassemblée autour de leurs mères, figures centrales de la mobilisation.« Ces trois femmes ont réussi à unir tout le pays : religieux et laïcs, citoyens de droite, du centre et de gauche. Pendant quelques jours, les divisions habituelles semblaient disparaître. »Marie-Lyne Smadja découvre à cette époque la résolution 1325 des Nations unies, adoptée en 2000, qui affirme l’importance de la participation des femmes aux processus de paix :« Les travaux de plusieurs organisations internationales sont clairs : lorsque les femmes sont associées aux négociations, les accords ont davantage de chances d’aboutir et surtout de durer. »Marie-Lyne Smadja insiste sur un point fondamental : elle n’est pas issue de ce qu’on appelle traditionnellement le « camp de la paix ». « Je viens de la droite israélienne. Et c’est précisément pour cela que je voulais créer un mouvement inclusif, rassemblant des femmes de sensibilités différentes. La paix n’est pas le monopole de la gauche, et la sécurité n’est pas le monopole de la droite. ».Depuis le 7 octobre 2023, Women Wage Peace est en pause. Mais il a rassemblé des dizaines de milliers de participantes, un des mouvements civiques les plus importants du pays, qui pourraient se mobiliser à nouveau.Vivre entre deux récits : le témoignage de Hyam TannousMembre active de Women Wage Peace Hyam Tannous, conseillère éducative, vit à Haïfa, la grande ville mixte du nord d’Israël. Elle se décrit comme partagée entre deux identités. « Je suis une Palestinienne citoyenne d’Israël. Et parfois ces deux identités se déchirent en moi. »Hyam Tannous a grandi dans une famille qui lui a transmis une mémoire palestinienne entretenue par les générations précédentes. Mais dans la société israélienne, elle a découvert un autre récit historique, celui de l’État et de sa construction. « J’ai grandi entre deux histoires, deux peuples, deux douleurs qui ne se parlent presque jamais. »Hyam Tannous explique avoir fait un choix : refuser d’être une frontière et tenter plutôt de devenir un pont. « Quelqu’un doit traduire les peurs. Quelqu’un doit rappeler que derrière les drapeaux, il y a des êtres humains.»Elle insiste également sur la dimension spécifique de l’engagement des mères. « Les mères, qui donnent la vie, ne veulent pas enterrer leurs enfants. Israéliennes et Palestiniennes, elles partagent souvent la même aspiration : que leurs enfants puissent vivre. »Eva Dalak : la paix commence aussi à l’intérieurLa troisième intervenante, Eva Dalak, propose une perspective encore différente. Palestinienne, née à Jaffa en Israël, elle vit aujourd’hui au Costa Rica après avoir travaillé de nombreuses années avec des organisations internationales, notamment les Nations unies, la Banque mondiale et l’Union européenne.Son expérience l’a amenée à observer de nombreux conflits dans le monde. Peu à peu, elle s’est convaincue que les conflits ne peuvent être compris uniquement à travers leurs dimensions politiques. « Le conflit n’est pas seulement extérieur. Il existe aussi à l’intérieur de nous. »Selon elle, les traumatismes individuels et collectifs jouent un rôle déterminant dans la manière dont un individu ou une société perçoit l’autre. « Nous portons des blessures, des peurs et des identités blessées qui influencent profondément nos réactions. Tant que ces dimensions ne sont pas reconnues, la transformation politique reste très difficile. » Avec une partenaire israélienne, elle a ainsi lancé un projet centré sur ce qu’elle appelle la « paix intérieure » : les émotions, les traumatismes et les mécanismes de défense qui structurent les relations entre les communautés.« La paix politique ne peut pas émerger si nous ne transformons pas aussi la relation humaine. »Femmes ou féminin ?Pour Eva Dalak, la distinction est essentielle. « Le féminin n’est pas une question biologique. C’est une qualité relationnelle : la capacité d’écoute, d’attention et de maintien du lien. Et cette qualité peut être portée aussi bien par des femmes que par des hommes. »Marie-Lyne Smadja adopte pour sa part une position féministe inspirée notamment par Simone de Beauvoir : « Les femmes ne sont ni meilleures ni plus pacifiques par nature. Elles doivent simplement avoir les mêmes droits et les mêmes responsabilités que les hommes. »Elle insiste sur un point : « Quand existe une vraie diversité autour de la table, les solutions sont souvent plus créatives et plus solides.»Le dialogue finalLa dernière partie du webinaire prend la forme d’un échange plus direct entre les intervenantes.Anna C. Zielinska : « Pourquoi construire un mouvement centré sur les femmes ? N’est-il pas dangereux d’exclure les hommes ? »Hyam Tannous : « Nous n’excluons personne. Nous voulons simplement que la voix des femmes soit enfin entendue. »Marie-Lyne Smadja : « Le mouvement Women Wage Peace, s’il est dirigé par des femmes, est aussi ouvert aux hommes. Si nous voulons sortir de cette guerre interminable, toute la société doit être impliquée. Les femmes en font évidemment partie. »Eva Dalak : « La paix ne viendra pas seulement d’un accord politique signé autour d’une table. Elle naîtra aussi de notre capacité à rester en relation, même dans le conflit. »Conclusion : tenir ensemble la complexité des histoires.Anna C. Zielinska : L’expression «l’Espoir au féminin » ne signifie pas que les femmes devraient remplacer les hommes dans la conduite du monde. Elle suggère plutôt la nécessité d’introduire d’autres approches dans la manière de penser la politique, fondées sur l’écoute, la responsabilité partagée et la protection de la vie afin de relier et de tenir ensemble la complexité des histoires.»Dans un conflit qui dure depuis plus d’un siècle, ces perspectives représentent peut-être l’une des voies possibles pour en sortir. ... Voir PlusVoir Moins
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Maya : mars 2026, mon 7è mois de mission de Service Civique à l’École Saint Joseph avec CIEUX et Institut français d'Egypte à Alexandrie ! ... Voir PlusVoir Moins
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